Chaque jour où il était présent, son sourire et sa bonne humeur suffisait à faire passer le temps à une allure folle pendant les cours où l'on s'ennuyait. Il avait toujours des idées et il était toujours disponible pour tout le monde. Même les profs l'appréciaient (Aumonier ne lui en a jamais voulu de détester le solfège), et d'ailleurs il révisait la veille des partiels pour le lendemain et s'en sortait toujours très bien.
Il n'a pas fallu longtemps pour que nous devenions amis. Il était généreux et il nous a tout de suite accepté telles que nous étions. Les soirées se succédaient, et il était toujours là à nous faire rire et à discuter de tout et de rien. Parfois un seul regard suffisait pour que nous nous comprenions et que nous nous mettions à être morts de rire. Il arrivait à se trouver des points communs avec chacun, et parfois il parlait de lui au détour d'une rue, comme on dit "bonne nuit" avant d'aller se coucher.
C'est sûr, il aimait les fêtes et il aimait la vie. Maintenant il nous manque, mais on l'aime toujours autant. Nous aurions tant aimé le voir lors d'une dernière soirée, et surtout l'écouter jouer une dernière fois...